Vendredi 2 septembre 2011
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Voilà que fait débat la dernière idée anti-crise du gouvernement : la taxe-soda !
UNE MOTIVATION INCOHERENTE
Matignon justifie cette décision au nom d'une nécessaire lutte contre l'obésité, rappelant que le poids moyen des Français a
augmenté de plus de 3 kilos en 12 ans (1997-2009), et que leur tour de taille a enflé d'un demi-centimètre !
L'économiste Pierre Combris, directeur de recherche à l'INRA, juge le raisonnement du gouvernement illogique : " Si
l'on atteint l'objectif de réduction du déficit, c'est qu'on aura collecté beaucoup d'impôts, parce que les gens auront consommé beaucoup de produits sucrés. Et l'objectif de lutte contre
l'obésité sera raté. A l'inverse, si l'on atteint l'objectif de santé publique, cela voudra dire que les Français auront diminué leur consommation de sucres. Et si les gens consomment moins,
mécaniquement, l'Etat recueille moins de taxes. "
Si le gouvernement veut mettre le pays à la diète, "qu'il aille jusqu'au bout de son idée", soutient Thérèse Libert,
vice-présidente de l'Association française des diététiciens nutritionnistes (AFDN). "Quitte à taxer les aliments facteurs d'obésité, pourquoi se limiter au sodas et ne pas s'attaquer aux
chips, à la charcuterie, ou à la mayonnaise ?"
UN IMPACT CONTRADICTOIRE
La taxe semble constituer en un relèvement de la TVA de 5,5% à 19,6% sur les sodas.
Cette mesure "anti-soda" plutôt qu'anti-crise, est prévue pour être effective dès le 1er janvier 2012, pénalisant ainsi, primo
l'ensemble de l'économie "made in france" du
secteur des boissons rafraichissantes, et deuxio le consommateur français...qui est, aussi, l'électeur final.
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